Posted by Alexandra Giroux on August 18, 2008

Ruwen Ogien contre le moralisme personnel

La pornographie définit toute production – écrit, dessin, peinture, photographie, film, spectacle – qui vise à provoquer l’excitation sexuelle. Souvent, elle est considérée comme blessante ou dégradante pour la dignité de la personne, en raison de la présence explicite ou implicite d’éléments de contrainte, de violence physique ou psychologique, de mépris ou de déséquilibre de pouvoir. Dans de nombreux pays, sa diffusion est soumise à la loi, par un âge minimum requis ainsi que des espaces et des moments bien définis. Ainsi, la pornographie entretient des liens étroits avec la question de la morale. Dans son ouvrage, Penser la pornographie, Ruwen Ogien s’intéresse au rapport entre ces deux notions. A travers son étude, il définit le concept d’ éthique minimale. Comment envisager la pornographie autrement qu’à travers tous les clichés et les aprioris que nous en avons ? A la lecture de ce texte, quelques éléments de compréhension sont apportés au lecteur. Quelle est la justification de la stigmatisation de la pornographie par la société ? Dans cette guerre métaphysique et morale, comment Ogien nous exhorte-t-il à aller contre le moralisme personnel ?

Alors que l’idée de l’érotisme est de suggérer, de montrer l’âme à travers les corps personnifiés, la pornographie a un but totalement opposé : gros plans sur les organes génitaux, vulgarité – il s’agit de susciter les satisfactions brèves du consommateur. Face à la pornographie stigmatisée, Ruwen Ogien pose le concept d’éthique minimale. Conception qui propose de réduire la morale à trois concepts. Selon l’auteur, de nombreux libéraux devraient s’en remettre aux trois principes suivants : neutralité à l’égard des conceptions substantielles du bien, principe négatif d’éviter de causer des dommages à autrui et principe positif qui nous demande d’accorder la même valeur aux voix ou aux intérêts de chacun.
L’éthique et la morale sont deux concepts différents. La morale a une connotation religieuse, elle comporte une notion de contrôle imposée de l’extérieur, elle porte sur le bien et sur le mal et crée des obligations. L’éthique quant à elle est laïque, comporte une notion d’auto-contrôle, part de l’intérieur de la personne, porte sur le positif et le négatif, elle nous fait réfléchir et nous responsabilise.
Le juste et le bien sont également à différencier. Le juste a une dimension collective alors que le bien renvoie à la personne, à l’effet que la pornographie pourrait avoir sur l’individu.
Souvent, les détracteurs de la pornographie mettent en avant qu’elle va contre la dignité de l’homme. Porterait elle atteinte à notre qualité de personne humaine en nous présentant comme des objets ? Selon l’auteur, il s’agit d’une autre manière de parler d’ « outrage aux bonnes moeurs » ou de « troubles à l’ordre public ». La pornographie est vue comme « réifiante », « objectifiante » et « déshumanisante ». Mais au fond, qui est réifié ? Les personnages ? Les catégories représentées ? Les spectateurs ? Est-il au moins vrai que la pornographie réifie ? Si ce postulat est vrai, en quoi est-ce un problème ? Les acteurs ne peuvent être considérés comme objets puisqu’ils ne répondent pas aux critères d’absence d’autonomie, d’inertie, de violabilité, de possession et d’absence de subjectivité. Ils répondent seulement aux critères de fongibilité et d’instrumentalité. L’auteur explique que « pour un kantien, le traitement comme objet peut être acceptable tant que l’autonomie (ou le consentement) n’est pas niée ».
Si tant est que la pornographie objectifie, est-ce nécessairement un mal ? N’est ce pas au contraire une force qui lui permet de s’inscrire dans un important mouvement intellectuel ou artistique contemporain ?  Sur quelle nuisance se base-ton alors pour condamner la pornographie ?

Ce genre cinématographique auraient selon certains des effets immédiats et durables, sur  le problème de l’émancipation de la femme et sur la protection des enfants. Dans notre époque post soixante-huitarde, l’idée que la femme pourrait être un objet est violemment critiquée. Au fond, qu’il s’agisse de la femme ou de l’Homme, le problème est le même. Les corps présentés dans la pornographie ne peuvent être considérés complètement comme des objets et s’ils le sont, ce n’est pas un argument suffisant pour s’y opposer. Qu’en est-il des enfants ? La pornographie leur est interdit alors que dès treize ans ils sont considérés comme assez responsables pour aller dans des centres de correction et dès quinze ans, ils ont la majorité sexuelle. Pourquoi la pornographie ne leur serait accessible qu’à partir de dix-huit ans ? Probablement qu’elle n’intéresserait pas les tous petits et si elle intrigue les plus grand, où est le mal à vouloir satisfaire cette curiosité ? Lorsque le double cryptage a été recommandé à la télévision, pour la diffusion, au delà du comportement « laxiste » des parents ou de l’Etat, c’est le comportement des jeunes qui a été dénoncé. Au lieu de parler d’une génération violente et sans repère, ne vaudrait-il pas mieux valoriser les principes de liberté de s’informer, d’éducation dans l’autonomie et de refus du traditionalisme ?
L’auteur se propose de revenir sur trois points. Une préférence peut être injuste ou répugnante mais pourquoi le serait-elle plus si c’est un enfant qui l’exprime ? Ensuite, il explique qu’il pourrait exister des raisons normatives de défendre l’idée que « la pornographie ne doit pas détenir le monopole des moyens de satisfaire [sa] curiosité sexuelle » mais aussi des raisons du même genre de ne pas l’interdire complètement aux jeunes. Enfin, il pose la question de savoir quel prix nous sommes prêts à payer, en terme de liberté publique pour « épargner » les enfants.
Ces trois reflexions le mènent à la question des droits de l’enfant où il confronte « illégal » à « psychologiquement traumatisant » et les « dommages psychologiques aux « dommages idéologiques ». Les progressistes y sont vivement critiqués puisque dans côté, ils considèrent les enfants responsables juridiquement et sexuellement, et de l’autre, la pornographie leur est interdite. Ogien commence par prendre l’exemple des impôts : il est illégal de ne pas les payer mais ce n’est pas pour autant que le percepteur risque d’être traumatisé psychologiquement. A l’inverse, une rupture n’est pas illégale mais elle peut avoir de forts dommages psychologiques. Peut être est-ce en suivant l’opinion publique ou les moeurs que le législateur a interdit qu’un message pornographique soit diffusé s’il risque d’être vu par des mineurs. Il instaure une règle mais qui peut démontrer qu’elle est liée à un désir de prévenir des dommages psychologiques ? Le lien entre la vision de ces images et les éventuels traumatisme est-il si net ? Certes, il y a des émotions immédiates comme l’excitation ou le dégoût mais qui a prouvé qu’il y aurait des « atteintes durables à l’identité personnelles » par exemple ? Des expériences sur des enfants semblent inconcevables du point de vue de la morale, probablement car elles seraient considérées comme « violentes » même si encore une fois, l’existence de liens entre pornographie et violence est à démontrer.
Une tendance encore plus désastreuse consisterait selon l’auteur, à confondre le psychologique et l’idéologique. Dire que la pornographie encourage à dissocier les sentiments et la sexualité n’est pas un problème psychologique authentique. C’est simplement la défense d’une idéologie conventionnelle. Et de toute façon, dissocier sexualité et amour est-il plus grave que de dissocier sexualité et procréation ?

Au fond, dans ces guerres métaphysiques et morales, Ogien se positionne contre le moralisme personnel. Il fait même état de situations où le sexe est légitimé. Si l’on condamne le traitement froid du corps, il faudrait également s’en prendre aux sciences naturelles, aux documentaires et à une grande part des arts plastiques. Le corps pouvant être lui aussi un médium, nombreux sont les réalisateurs ayant montré explicitement dans leurs films des représentations répondant stylistiquement aux critères de la pornographie. Il suffit de penser à Lars von Trier, Catherine Breillat ou encore Bruno Dumont. Est-ce pour autant que leurs oeuvres ont moins de valeur ? Question rhétorique, évidemment que non. Certains films pornographiques peuvent d’ailleurs même être élevées au rang d’oeuvres, comme par exemple le film Lilith où Ovidie est réalisatrice. Dans ce film, l’héroïne a une psychologie importante à saisir pour la compréhension du film. Psychologie nécessaire et bien plus que dans des documentaires d’information ou d’éducation sexuelle : là, les sexes ne sont que sexes ! Sur de grandes chaînes familiales comme « Planète », on peut voir des sexes en activité sans même savoir à qui ils appartiennent.
Alors pourquoi ces discours de protection ? Se positionner contre la pornographie, n’est-ce finalement pas une manière de vouloir se préserver soi-même et la société ? Les pornophobes, avant de vouloir protéger leurs enfants ne voudraient-ils pas se protéger personnellement ? Dans ce cas là, la pornographie est une affaire plus privée que publique. Si ces réactions sont du pur moralisme, elles sont injustifiées du point de vue de l’éthique minimale. Vouloir faire des zones réservées à la pornographie dans les villes consisterait de la même manière à la ghettoiser, la stigmatiser. De même, quelles sont les motivations des associations dites de protection de la famille ou religieuses ? L’argument des enfants n’est-il pas un prétexte pour censurer des messages qui ne plaisent pas à ces personnes mêmes ? Les combats de ces associations peuvent même aller contre l’art ultra conceptuel. Pourquoi ces mêmes associations ne sont pas si virulentes lorsque des enfants sont victimes cette fois de pédophilie par les prêtres ? Les enfants seraient alors un prétexte pour combattre « la bête moderniste ou progressiste ».

Il convient pour finir de s’interroger sur la rigueur méthodologique d’Ogien. Lorsque l’auteur évoque la stylistique des film et leur fin, il écrit « fin de toute façon bâclée et incroyablement bien-pensante dans de nombreux films, à ce que disent les plus courageux qui ont eu la curiosité de les examiner ». Est-ce un trait d’humour ou laisse-t-il supposer que lui-même n’est jamais arrivé à la fin d’un film pornographique ? Cela voudrait-il dire qu’il écrit un essai sur un sujet qu’il ne connaît finalement même pas entièrement ? De plus, souvent, il part d’exemple précis et uniques pour expliquer son idée. L’induction est-elle le meilleur moyen pour son argumentation ? Il prend par exemple le cas d’un psychiatre spécialisé dans le développement psycho-sexuel qui affirma qu’en vingt cinq années de pratique, il n’avait jamais été confronté à des problèmes psychologiques provenant de l’exposition à la pornographie. Est-ce parce que ce médecin n’a pas rencontré de tel cas qu’effectivement ils n’existent pas ? Quand il écrit « aucun jeune, je suppose, ne s’est retrouvé aux urgences médicales après avoir vu un film ou lu un livre pornographique », on a envie de lui demander sur quoi il base ses suppositions. S’il s’était un peu plus renseigné sur le sujet, il aurait constaté qu’aux urgences, les médecins sont parfois confrontés à des cas bien étranges comme des objets tranchants coincés dans des cavités intimes. Probablement que l’idée de cette pratique n’est pas tombée de nulle part.
Des approximations sont également     présentes dans son texte. Ogien écrit, en parlant du lien entre sexe et amour, « Les jeunes d’autrefois qui, dit-on, ne séparaient pas ces choses ont-ils eu une vie sexuelle et amoureuse d’adulte plus belle, plus épanouie ? » Dit-on ? Qui est « on » ? Et de quels jeunes parle-t-on ? De quelle époque ? S’agit-il des jeunes gens qui était mariés tôt par leurs parents, ensemble, dans le seul but de capitalisation de la propriété ? Dans ce cas la réflexion de l’auteur est contestable.
De la même manière, une autre réflexion manque un peu de rigueur : « Personne ne pense à interdire la vente de bière ou de pastis sous le prétexte que les enfants risquent d’ouvrir une bouteille quand leurs parents sont au travail ou à l’hypermarché ». Justement, l’auteur a tort car la vente d’alcool est soumise à une législation stricte : certaines enseignes n’ont pas le droit d’en vendre après vingt-deux heures et dans un bar, il faut être âgé d’au moins seize ans pour consommer une boisson alcoolisée. La comparaison n’est donc pas pertinente.

A travers ce texte, Ogien montre comment il est nécessaire de repenser la pornographie, au-delà de nos a prioris qui nous incitent à la condamner radicalement. Même si l’auteur ne prend jamais clairement position, il montre que les arguments des pornophobes sont facilement contestables. La pornographie est plus une affaire privée qu’une affaire publique. Nous devons envisager notre rapport à elle de manière individuelle. Si certains la considèrent comme dangereuse, elle peut aussi être pour d’autres un élément d’épanouissement comme le montrent les recherches actuelles des porn studies aux Etats-Unis.

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Posted by Alexandra Giroux on August 16, 2008

“Le Dictionnaire du Corps” Supervised by Bernard Andrieu Professeur

February 9th sees the publication of Le Dictionnaire du Corps, a work steered by Bernard Andrieu, professor in Nancy 2. Thanks for his help in the realization of this article, essentially made with translated parts of his texts.

The body is our every day life. From birth to death, our body is the companion of our existence. Our children, our deaths, our sexualities, our kitchens, our movements, our communications so many physical cultures realizing symbolic and imaginary meanings in the shares and the representations. All the objects used every day are physical so much by their ergonomics and their design. Our environment and the state of the planet, express our physical customs. Our practices and our techniques engage gestures, postures and movements in interactions with the other bodies, the objects and the persons. Never being able to get out of our body otherwise than by the word, sexuality and action, each belongs to a material culture which educates him since the childhood by habit, by control and by ritualization.

The body is today in France the focus of diverse publications in biology, ethology, history, sociology, philosophy, psychology, psychoanalysis, anthropology and literature, but no work, even Le Dictionnaire du Corps, can inventory and synthetize the researches and the definitions.

Le Dictionnaire du Corps (450 articles) solicited those, belonging to human and social sciences, who put forward in the jobs a definition of an ownership, a state, a practice, a technology or a model of such an individual body, social or collective. These physical cultures, observed and described by the sociologists and the psychologists, must be situated in their conditions of emergence both to the plan of history and the plan of the evolution of the concepts. The liberation of the body, the youth, the ageing, the expansion of sports and physical practices, the emergence of the complementary medicines and the physical therapies, the aesthetic forms, the arts of the body, the techniques of the body, the practices of maintenance, the varied sexualities… so many subjects studied in Le Dictionnaire du corps as the visible part of the physical iceberg are.

What does this dictionary talk about? Androgynous, bisexual, crucifixion, dance, empathy, feminisms, godes, haptonomia, impotence, youth, lesbian, menopause, narcissism, organicism, psychiatry, robot, soldier, tattoos, utopia, speed, yoga, X, … for example.

Le dictionnaire du corps prefigures an encyclopedia of the body in the social and human sciences. It creates the network of the researches on the body in France by grouping together for the first time the specialists in the service of the general public. It opens a new community of researchers and researchers belonging so much to the University, to the bodies of researches (NATIONAL CENTRE FOR SCIENTIFIC RESEARCH, INSERM, INED) and in laboratories and research seminaries (School of France, International School of philosophy, EHESS)

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Posted by Alexandra Giroux on August 11, 2008

The seamy side of life

Gucci? Too expensive. Pimkie? Too horrible. Mango? Too far out. Do not worry, there is a solution to solve your existential problems. If you want to have a nice look which suits you, why not customising your clothes? The sewing box is not only the property of Granny Louise. So, prepare your pins, your tape measure, your thimble, your thread and enjoy making wonderful clothes. Don’t worry: you do not have to be as gifted as the dressmaker in Cinderella. Customisation does not require you to be a sewing expert. I propose to give you some ideas to begin with. And then, power to the imagination!

What can I do with a classic top?
Take a tape and sew it on the front or in the back just like a corset.
Some felt pieces can be fun: multicolour circles, triangles and squares bring joy to a black top.
Sew some lace near the neck and the sleeves.
Make some bobbles with pieces of wool.

How can I recycle an old pair of jeans?
Cut the bottom off the jeans and sew the pieces together in order to realize a skirt. You can add some more cloth if the jeans are too small.
Make a bag with it, using a leg for the shoulder strap.
Sew some beads onto the pockets.
Embroider some funny motifs on the trousers. Cross stitch is also fashionable if the picture is not too passé.

My shoes are so sad. What can I do?
Use an indelible pencil to write your favourite text on the fabric.
Change the shoelaces and use different colours for each foot.
Use dye to give to your shoes new life.
Sew on some pearls and imagine different motifs.

Of course these are just some ideas. What you create is what you are. As my aunt use to say, Each to his own! But please, just one thing: do not draw an anarchic sign on your Eastpack with your tip-ex.

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Posted by Alexandra Giroux on August 11, 2008

Getting to know yourself

I have not changed my mind: I am still disappointed with my English classes. So, in order to improve my knowledge, I have got into the habit of reading books in English. And I have some good news for you: the last book I read was very interesting.

Do you know Betty Dodson? She has a Ph.D, is an artist, an author and also a sex educator. She wrote Sex for One in 1986, a book that deals with masturbation. It includes her own illustrations, some of which are rather more graphic than the one I chose for the sensitive readers of the Anglomane. This book is a cross between a personal narrative about the pitfalls of romantic love versus erotic sex and an impassioned defence of masturbation. In it’s time, it was something of a feminist bestseller.

Betty Dodson explains that a lot of women feel bad because they think they are ugly and unable to have pleasure when they make love. Where does the problem come from? According to Betty Dodson, the first step is becoming “cunt positive”. A lot of women are afraid to masturbate or to “receive a present from their close friend” because they think their vulva is not beautiful. The book contains some pictures that show that all figures exist in nature. So, don’t worry if your lips are big, many people really like it.

Betty Dodson loves men and woman. She thinks that we do not have to say “love is intercourse”. She advises women to use a dildo so that they will know themselves better. Another good reason to masturbate: it is safe sex! And no, it does not lead to blindness or to deafness.

Some people will probably say that masturbation leads us to individualism. That is not necessarily true. Masturbation can be practiced in couples, as a funny game. Of course, for a lot a people, it is a taboo topic. Apparently, in some girls’ boarding schools, the matron made the girls go to sleep with their hands outside the covers!

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Posted by Alexandra Giroux on August 11, 2008

Concert de Clarika – l’Azimut – 16/03/05

Clarika a couché et Clarika a réussi. Dès le début du concert, elle nous prévient : on va en avoir pour notre argent. Elle ne nous a pas menti : du rire, des larmes, des micro avec des fils et des musiciens avec ou sans cheveux. Sûr qu’elle aurait bien aimé être à notre place. En plus, elle était en forme, bien dans sa peau et tout : le matin, elle s’était shampouiné la tête avec une lotion au miel et au germe de blé qui rend ses cheveux brillants sans les alourdir.

Elle est tellement en accord avec elle-même intellectuellement qu’elle récite un texte d’Epicure puis sort son carnet de notes « Pensées de Lorie » : La positive attitude / La positive attitude / La positive attitude / La rage au ventre / Je suis prête à tout surmonter / Maintenant, je n’veux plus jamais renoncer à /  La positive attitude / La positive attitude. » C’est beau.

Mais pas autant que ses chansons, réécrites parfois pour les transformer en medleys. « Moi j’fredonnais un truc du genre… San Francisco » devient « un truc du genre … Antisocial ». Clarika se lance dans une reprise déchaînée de Trust. « Free from desire » de Gala et « Une femme avec toi » de Nicole Croisille deviennent même branchés dans la bouche de la chanteuse !

Mais cette légèreté ne l’empêche pas d’être aussi engagée. La chanson « Marco » raconte l’histoire réelle d’un étudiant parti en Colombie qui n’est jamais revenu. Elle incite le public à diffuser le plus possible le mp3, libre de droit. Ca sert aussi à ça Internet.

Quand Clarika interprète « Ne me demande pas », elle bute sur « Je ferais tout pour toi, m’acheter l’intégrale de Sardou… ». En effet, il y a quelques moi, le pauvre chanteur a eu un gros problème de santé et a été emmené à l’hôpital américain de Neuilly. Ca l’aurait foutue mal s’il avait claqué juste au moment où elle sortait le disque. Heureusement, Sardou va mieux et il vous embrasse tous. Il y a des choses avec lesquelles on ne plaisante pas. Clarika est sérieuse. Elle s’intéresse au CAC 40. Mais elle sait aussi rigoler. Elle et ses chanteurs écrivent, « Luc » avec leur bras à la fin de la chanson sur cet ami que l’on rêve tous d’avoir.

Durant le concert, la chanteuse joue beaucoup avec son regard et fixe parfois des gens du public. Elle doit savoir l’effet que ça fait : elle-même est allée voir Raphaël il y a peu de temps et même qu’il est trop beau et qu’il ne regardait qu’elle.

En fin de soirée, on est tellement bien qu’on resterait toute la vie à se faire des bisous et tout. L’éclairagiste fait apparaître des étoiles et le musicien Da Silva le cobra (son nom de scout) allume un feu de bois sur scène. Clarika est prête à nous jouer un morceau où elle s’accompagne à la guitare. La technique Carla Bruni pour vendre deux millions d’albums ?

Le concert arrive à sa fin, la robe de Clarika est transparente et le groupe est à cours d’idée pour les rappels. Il faut comprendre les musiciens, ce sont des débutants. La chanteuse les a rencontrés dans la rue. Ils étaient déguisés en péruviens et vendaient des cassettes audio (en plus ça ne se fait plus trop). Elle a été sympa, elle les a embauchés en CPE et voilà le travail. Tout doit quand même plutôt bien se passer vu les regards complices qu’ils se lancent et les mines orgasmiques qu’ils ont sur certains morceaux. Ce concert était vraiment chouette et je crois ne pas avoir été la seule à être grimpée au rideau.

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Posted by Alexandra Giroux on August 11, 2008

Les chiens aboient seulement contre ceux qu’il ne connaissent pas

« Je n’ai jamais réussi à définir le féminisme. Tout ce que je sais, c’est que les gens me traitent de féministe chaque fois que mon comportement ne permet plus de me confondre avec un paillasson. » Rebecca West

Il est bien loin le temps où tante Huguette brûlait son soutien¬gorge pour affirmer sa liberté. Aujourd’hui, les choses ont changé et quelle femme irait brûler son Wonderbra ? Sans remonter jusqu’aux dessins explicites des grottes de Lascaux, c’est du Danemark et de la Suède que proviennent les origines de la révolution sexuelle moderne, dès la fin du XIXe siècle (1). Mais il règne dans la société actuelle une sorte d’hypocrisie qui voudrait que la pornographie et le sexe en général ne soient acceptables comme revendiqués que pour une partie des gens ; les femmes, en l’occurrence n’en feraient pas partie. Pour beaucoup d’entre elles, avoir une sexualité libérée est impossible puisque rien que la masturbation est honteuse pour le sexe faible. C’est ce que dénoncent les post¬féministes, réelles partisanes du « jouissez sans entraves ». La pornographie est de manière générale assez mal vue par la société alors qu’en est¬il lorsqu’elle est faite par et pour les femmes ?

Héraclite écrivait que « les chiens aboient seulement contre ceux qu’il ne connaissent pas ». Dans l’opinion publique, la pornographie a mauvaise presse mais n’est ce pas car elle est mal connue ? Parfois, il semble nécessaire de mettre certaines choses au clair, comme le constate l’actrice et réalisatrice Ovidie dans son livre Porno Manifesto (2). La pornographie n’a rien à voir avec la pédophilie. Les films pornographiques ne sont pas des snuff movies. Les acteurs ne sont pas des drogués. Beaucoup de femmes ont exercé longtemps ce métier (afin d’éviter une longue liste, retenons simplement les vingt cinq années de bon et loyaux services d’Anne Sprinkle). L’actrice de porno n’est pas une prostituée. La pornographie n’est pas responsable des viols et autres crimes. Les acteurs de porno n’ont pas besoin des services des militants antipornographie qui souvent ne connaissent rien à ce métier et n’y voient que de la dégradation. L’expression de « marchandisation du corps » revient régulièrement dans la bouche de ces personnes mais après tout, en quoi une actrice de théâtre par exemple vend¬elle moins son corps qu’une actrice porno ? Cette idée puritaine de « don de soi » est hélas encore de rigueur. Alors d’où viennent ces idées reçues et ces critiques infondées sur le milieu de la pornographie ? L’accumulation des clichés dits porno chics, que ce soit dans les rues ou les magazines ne participent¬ils pas à l’overdose quasi générale face au X ?
Raffaëlla Anderson, dans son livre Hard (3) lève le voile sur le milieu du X, relatant sa mauvaise expérience. Il convient de préciser qu’il ne s’agit que d’un témoignage et qu’il ne peut à lui seul refléter l’avis prédominant dans le métier. « Le matin, tu te lèves, tu te fourres pour la énième fois ta poire de lavement dans le cul et tu nettoies l’intérieur. Tu réitères jusqu’à ce que ça soit propre. Rien que ça, ça fait mal. [...] Après quoi, tu te retrouves sur un set et tu suces, tu cambres. On te traite de salope, au nom de l’excitation, et puis quoi encore ? Rien ne vaut une telle souffrance. Même pas l’argent que t’y gagnes » confie¬t¬elle. Tout au long du livre, l’ex¬hardeuse décortique la façon dont on tourne les films X et remarque notamment l’absence de sécrétions féminines, la peur de la saleté de l’anus de la femme ou encore le tabou de l’homosexualité masculine (alors que les scènes lesbiennes sont courantes (4)).

On reproche également souvent à la pornographique son point de vue phallocentrique. Pourtant, un chercheur australien qui a décortiqué huit cent scènes pornographiques nuance ce propos. C’est ce que révèle un article d’Allan McKee paru en novembre 2005 dans Journal of Sex Research (5). Il liste quelques points importants revenant dans toutes les vidéos qu’il a vu. Les femmes prennent plus l’initiative du rapport sexuel que les hommes. Elles pratiquent souvent la position de l’amazone (car pratique à filmer ?). Elles s’expriment plus à la caméra que les hommes et sont donc plus enclines à prendre une position de pouvoir et à l’exploiter pour s’exprimer. Même si les orgasmes féminins ne représentent que 15% de tous ceux qui sont filmés, ces derniers sont plus souvent le fruit de pratiques telles que le cunnilingus, la masturbation ou l’usage de godemichés, que d’une pénétration vaginale. Selon ce sociologue, les femmes ne seraient pas plus que les hommes traitées comme des objets.

Le féminisme des années soixante et soixante¬dix est¬il le résultat d’une prise de conscience libératrice ? Ovidie affirme que non (6). Elle soutient l’idée que cela n’a été qu’une nécessité économique, les femmes devant sortir de leur foyer pour consommer. Si le temps est pris par le travail, c’est un bon moyen pour exiger le droit à posséder un lave¬vaisselle… Ce féminisme ne serait il alors qu’un faux féminisme ? N’existerait¬il pas un post féminisme permettant à la femme de s’épanouir plutôt que de passer du statut de travailleuse à celui de consommatrice ? Car même le plaisir apparaît comme un bien de consommation : combien de fois, combien de temps, combien d’orgasmes ? Comme s’il existait un quota jouissance et que la pornographie n’était en fait que l’image de l’idéologie dominante.

Quelle alternative trouver alors ? Le féminisme pro¬sexe semble apparaître comme une solution tentante. Il ne s’agit pas d’un mouvement. Ce terme est purement descriptif et appelé par certains « activisme du plaisir », « post¬porn¬modernisme » lorsque cela concerne un cadre artistique, ou encore « sex work activism » pour les métiers du sexe. Il existe depuis la fin des années soixante¬dix et revendique la liberté sexuelle. A la base, il était composé de femmes qui considéraient que tout ce qui avait trait à la sexualité, y compris le cinéma porno, ne devait pas être détenu uniquement par les hommes. C’est la raison pour laquelle, dès 1981, des femmes américaines ont commencé à réaliser et produire des films pornographiques incluant leur conception de la sexualité. Dans une interview pour le site Internet The Ticket (7) , Ovidie explique que « la tâche du féminisme pro¬sexe n’est pas d’affirmer qu’il est nécessaire pour toutes les femmes d’aimer la pornographie. Mais en tant que mouvement de libération, il est de son devoir de lutter contre ceux qui prônent la censure. A partir du moment où la pornographie n’est pas exposée dans la rue, où elle ne passe pas aux heures où les enfants regardent, et où elle est produite de manière légale entre adultes consentants, il n’y aucune raison de l’interdire. L’intérêt du féminisme est de ne pas laisser cette pornographie uniquement aux mains des hommes Pour illustrer ce courant, il est possible de faire référence au personnage biblique de Lilith, première femme d’Adam qui refusa de se soumettre à lui. (Ce nom est aussi celui d’un film d’Ovidie, hélas assez médiocre, même si les intentions de départ ¬plaire aux deux sexes ¬étaient bonnes.) Une des revendications fondamentale du féminisme pro¬sexe est que la libération de la femme ne pourra se mettre en place sans sa libération sexuelle. Ce courant refuse de se battre pour l’égalité hommes femmes car cela signifierait que l’on diviserait les individus en deux catégories, oubliant les transsexuels et autres transgenres. Le rôle du féminisme ne devrait pas être de se positionner en gendarme, garant des bonnes mœurs et de l’idéologie dominante. Et puisqu’il doit s’interroger sur la sexualité, il ne peut en aucun cas passer à côté de sa représentation sur support visuel, en l’occurrence la pornographie. Certains féministes sont allés jusqu’à développer une pornographie explicitement féministe, à travers des travaux de cinéma pornographique ou de vidéos d’éducation sexuelle.

Parmi les femmes pornographes et autres féministes pro¬pornographie, nous retiendrons quelques noms. Annie Sprinkle est une ancienne actrice de porno avec en tête la ferme idée que le sexe est une chose positive et qu’il faut propager ce message. Dans les années soixante¬dix, elle expérimente des modes de jouissance dits extrêmes en affirmant que tout le monde a le droit au plaisir, même les handicapés, représentés de façon très minoritaires dans les films pornographiques. A travers sa filmographie, elle montre que l’éjaculation féminine existe réellement, joue avec son sang menstruel ou encore part à la recherche du point G de ses partenaires en effectuant des fist fuckings. Ces pratiques lui ont d’ailleurs valu d’être punie par la justice américaine. Plus tard, elle décide de se lancer dans l’art et participe même à des performances. Dans Public Cervix Annuncement, le spectateur peut regarder à l’intérieur de son vagin à l’aide d’un spéculum. « I wanted to prove that there are no teeth inside there » affirma¬t¬elle. En 1992, elle réalise The Sluts and Goddesses, a video workshop or How to be a sex goddess in 101 easy steps.« Slut », « putain » littéralement, est à prendre dans son sens positif. Selon elle, les insultes relatives au sexe doivent être réintégrées dans notre langage puisqu’il s’agit d’un domaine d’épanouissement. Dans ce film didactique, Annie Sprinkle enseigne aux femmes la façon de se libérer sexuellement en pratiquant ce qu’elle appelle des « sex exercises ». Son objectif est de déculpabiliser les femmes d’être femmes.

S’il y a bien une autre femme qui vise la réhabilitation du plaisir féminin, c’est Betty Dodson. Dans son livre Sex for one, the joy of selfloving (8), elle fait une éloge de la masturbation. En effet, cette dernière a longtemps été taboue et elle reste encore un sujet délicat, même si dans les pensionnats, les adolescents ne sont pas obligés de s’endormir avec les mains au dessus de la couverture. Dans l’anti Œdipe (9), Deleuze démonte la théorie de Freud. Ce dernier prétendait que les femmes qui avaient des orgasmes par stimulation clitoridienne étaient immatures à l’inverse de celles qui avaient des orgasmes dits vaginaux, qui elles étaient de vraies femmes. Le clitoris est assez mal connu voire a des connotations négatives. Et pourtant, Betty Dodson dit qu’il faut apprendre à l’aimer, à être « cunt positive » pour réemployer son expression. Au fil de ses recherches, elle a découvert que de nombreuses femmes n’aimaient pas leur sexe. C’est pour cela qu’elle a décidé de réaliser des croquis de vulves en s’appuyant sur des modèles réelles, afin de les montrer à ses élèves. Se connaître et s’aimer et une première étape pour prendre du plaisir. Selon elle, la masturbation peut aussi bien être pratiquée seule qu’en couple – une des possibilités du safe sex. Ensuite, libre à chacun de faire travailler son imagination. Téléphoner à son conjoint, se faire passer pour un homme sur un chat,… les situations qui permettent la masturbation sont multiples ! On peut retrouver l’influence de Betty Dodson dans beaucoup d’autres travaux de femmes féministes pro¬sexe, qui continuent à la considérer comme une importante référence en matière de sexologie.

La liste des féministes pro sexe est encore longue… Candida Royalle est une réalisatrice de films « sensuellement explicites » pour les femmes. Ovidie défend régulièrement dans les médias son métier et son choix de l’exercer. Dorrie Lane a pour credo « viva la vulvalucion !» et est fondatrice de l’Internet Vulva Univesity. Scarlot Harlot exhibe sans complexe dans des films pornographiques son corps de plus de cent kilos. Puzzy Power, à la manière de Lars Von Trier a crée un « dogme » sur ce que les femmes veulent voir ou ne pas voir dans un film pornographique. Maria Beatty (10) réalise des films fétichistes lesbiens où la jouissance est autant sexuelle qu’esthétique. Natacha Merritt (11) photographie la femme avec une forte puissance érotique, sublimant son plaisir. La liste est encore longue, ce qui va à l’encontre du cliché qui prétend que la pornographie est essentiellement et uniquement destinée aux hommes.

En 1989 se crée à Londres le FAC (Feminists Against Censorship), dans le but de lutter contre la censure. Les membres prennent le parti de soutenir la pornographie, en réaction aux autres groupes dit féministes qui la condamnent. Jusqu’en 2000, en Grande¬Bretagne, n’étaient autorisé que le matériel érotique dit « pink », c’est¬à¬dire souvent des nymphettes en culotte blanche et à la sucette à l’anis. La revendication du FAC est que les femmes ont¬elles aussi le droit d’apprécier la pornographie. Or, la loi ne leur a donné accès qu’à une pornographie qui ne s’adresse pas à elles et les a empêchées de produire leur seul matériel sexuel. Ce groupe de pression semble avoir eu de l’influence sur la décision du gouvernement de lever l’interdiction de la production de matériel pornographique en Grande¬Bretagne. En Amérique, le FFE (Feminists for Free Expression) est un groupe quasi similaire, composé essentiellement de femmes auteurs, docteurs, sexologues, professeurs et artistes performers. Betty Friedan, auteur et membre du FFE déclare « to suppress free speech in the name of protecting women is dangerous and wrong ». La censure est donc le pire ennemi du féminisme. Les trois terrains de lutte sont l’art, Internet et la pornographie. Selon le FFE, le matériel sexuel permet de faire évoluer la pensée et d’aider certaines personnes à développer leur épanouissement sexuel. Désolidarisés du mouvement féministe répressif, ils diffusent des discours libérateurs et même du matériel sexuel.

Alors pourquoi une si mauvaise image du sexe et de la pornographie ? Notre héritage judéo¬chrétien nous fait bondir devant la moindre image porno chic entraperçue dans les médias. Et pourtant ce n’est pas ça la pornographie. La vraie et bonne pornographie est celle que l’on trouve dans des lieux réservés aux adultes. Elle peut être très épanouissante, autant pour les hommes que pour les femmes. Alors que les Etats¬Unis ont des chercheurs qui travaillent sur les porn¬studies, la France reste frileuse. Les gender studies, parfois jugés comme trop extrêmes peuvent décrédibiliser le mouvement féministe. Beatriz Preciado (12) réhabilite le plaisir anal universel et Valerie Solanas (13) rêve de castrer tous les hommes. Sont¬elles sérieuses ou s’agit¬il d’une provocation pour faire avancer les mentalités ? Un point crucial est néanmoins soulevé quand ces recherches plaident pour un féminisme qui ne se contente pas de dénoncer les inégalités entre ces deux catégories, hommes et femmes, mais qui, dans une perspective queer, se propose de les déconstruire. C’est seulement à ce prix que, quels que soient notre sexe biologique et nos sexualités, les identités sexuelles, complexes et variables, pourront se libérer de modèles essentialistes générateurs de frustrations et d’inhibitions. De plus, pour atteindre le plaisir, hommes et femmes devraient tout simplement ne plus avoir une attitude consommatrice face à la jouissance. L’orgasme n’est pas un but en soi et nous devrions tout simplement nous concentrer sur notre corps, celui de l’autre et sur les sensations. Libre à chacun de pimenter sa vie sexuelle avec du matériel ou non. Dans Sexe et pouvoir de Véronique Poutrain, l’auteur explique que le sadomasochisme serait une façon pour les couples hétérosexuels de reproduire la relation de dominants dominés, effacée dans notre société. Mais rappelons des études de Margaret Mead (14) : l’asservissement de la femme et surtout culturel. Libre à elle de s’épanouir sans la contrainte de la domination. Et tant mieux si l’onanisme devant un John B. Root en est le moyen.

>> Vhszine – La Pornographie et ses débordements


(1) Glynn Thomas, 1970, La pornographie danoise, Paris, Editions Georges Fall.
(2) Ovidie, 2004, Porno Manifesto, Paris, La Musardine.
(3) Anderson Raffaëlla, 2003, Hard, Paris, Le livre de poche.
(4) Jacques Zimmer (sous la direction de), 2002, Le cinéma X, Paris, La musardine.
(5) Journal of Sex Research http://www.sexscience.org/publications/
(6) Ovidie, 2004, Porno Manifesto, Paris, La Musardine.
(7) The Ticket http://www.theticket.be/
(8) Dodson Betty, 1996, Sex for one, the joy of selfloving, Three rivers press.
(9) Deleuze Gilles, 1972, Capitalisme et schizophrénie, l’anti¬oedipe, Paris, Editions de minuit.
(10) Beatty Maria, 2003, The Black Glove & The Elegant Spanking, Bleu production.
(11) Merritt Natacha, 2000, Digital Diaries, Köln, Taschen.
(12) Preciado Beatriz, 2003, Kontrasexuelles Manifest, B Books.
(13) Solanas Valerie, 2005, Scum manifesto, Paris, Mille et une nuits.
(14) Mead Margaret, 2001, Moeurs et sexualité en Océanie, Paris, Pocket.

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